Actualité Histoire Archéologie

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Actualité Histoire Archéologie

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Historia

  • Les musiciens dans l'Histoire
    le 30 mars 2020 à 5 h 07 min

    ♦ Mozart : 1756 – 1791, Historia n°700 (avril 2005)♦ Vienne, la terre promise de Mozart, Historia n°648 (décembre 2000)♦ Mozart honore ses frères en musique, Historia n°96 (Janvier-février 2005)♦ La Flûte enchantée de Mozart : un message codé ?, Historia n°735 (mars 2008)♦ Qui était Bach ?, Historia 110 ans♦ Beethoven, compositeur engagé , Historia n°768 (décembre 2010)♦ Berlioz en panne de révolution, Historia n°684 (avril 2003)♦ Verdi est né Français, Historia n°723 (mars 2007)♦ Les salons de musique sont tendance, Historia n° 755 (novembre 2009)♦ Pleyel, Historia n°750 (juin 2009)Accédez à l’intégralité des archives déjà en ligne sur historia.fr. ►S'abonner

  • LES ZONES D'OMBRE DE LA JUSTICE ALLEMANDE APRÈS-GUERRE
    par Yetty Hagendorf le 30 mars 2020 à 5 h 07 min

    Au début des années 2000, dans un hôtel luxueux du centre de Berlin, Fabrizio Collini, qui se fait passer pour un journaliste, pénètre dans la suite occupée par un riche homme d'affaires allemand. Il en ressort quelques minutes plus tard, les vêtements tachés de sang. D'un pas lent, il se dirige vers un fauteuil proche de la réception et demande à l'employé d'appeler la police... Fin de la scène d'ouverture. Un avocat est commis d'office. C'est son premier procès. Une affaire compliquée pour au moins deux raisons : Caspar Leinen, le jeune juriste, a connu dans sa jeunesse Hans Meyer, l'octogénaire qui vient d'être abattu sans motif apparent. L'assassin ne nie pas son geste, mais il reste mutique. Adapté du roman homonyme de Ferdinand von Schirach (Gallimard, 2014), L'Affaire Collini s'inspire de faits réels. L'auteur du livre, très bien renseigné sur le fonctionnement du système judiciaire allemand, est né en 1964. Il est avocat et aussi, ce n'est pas anodin, le petit-fils de Baldur von Schirach, le chef des Jeunesses hitlériennes, condamné à vingt ans de prison au procès de Nuremberg. Le nazi fait la loi Pour son ouvrage, il a mené une enquête implacable sur la complaisance des tribunaux allemands d'après-guerre et l'effet pervers de la loi Dreher, votée en 1968. Une loi qui porte le nom d'un ancien nazi devenu haut fonctionnaire au ministère de la Justice après la guerre et qui, en quelques lignes, efface la culpabilité des « criminels de bureau » chargés d'orchestrer la déportation ou d'autres exécutants du régime nazi qui ont pu tuer des centaines de personnes, par balles ou dans les chambres à gaz des camps de concentration. Hans Meyer était de ceux-là. Reste à découvrir pourquoi Fabrizio Collini, un ouvrier italien retraité, sans casier judiciaire, l'a assassiné. Caspar Leinen prend son rôle de défenseur à coeur et nous entraîne dans une enquête intense et tendue qui le mène en Italie, où, dans les années 1940, on retrouve la trace de Hans Meyer, dont le comportement rappelle celui de l'ancien officier SS Friedrich Engel, surnommé le « boucher de Gênes ». On pourrait rapprocher L'Affaire Collini du Labyrinthe du silence , de Giulio Ricciarelli. Mais ce que révèle le long-métrage de Marco Kreuzpaintner, à travers le cas Collini, c'est toute la complexité de la loi criminelle allemande, qui distingue meurtre et homicide involontaire, auteur et complice. Une disposition qui a permis de prescrire de nombreux crimes du IIIe Reich...

  • Les couples mères-fils dans l’Histoire
    le 30 mars 2020 à 5 h 07 min
  • MÈRES ET FILS AU POUVOIR
    par Propos recueillis par Eric Pincas le 30 mars 2020 à 5 h 07 min

    HISTORIA - L'Histoire démontre que les enjeux de pouvoir ont une capacité de nuisance à l'égard de l'amour filial. Certaines mères, comme Irène de Byzance, vont jusqu'à faire mutiler leur fils. Comment un enfant peut-il devenir l'ennemi de sa génitrice ?BORIS CYRULNIK - Des mères peuvent se dresser contre leur fils parce qu'il devient un obstacle. Dans un premier temps, une maman peut surinvestir d'amour son enfant, qu'elle perçoit comme son délégué de pouvoir : « Je ne peux pas prendre le pouvoir parce que je suis femme, mais je t'aime tellement que tu vas prendre le pouvoir grâce à moi. » Si l'enfant essaie de s'émanciper, la haine succède à l'amour. J'ai eu à accompagner des mamans maltraitantes dont l'enfant avait contrarié les ambitions. Certaines me disaient : « Il me donnait déjà des coups de pied dans mon ventre », comme si l'enfant endossait le rôle du maltraitant...Des mères de personnages célèbres, comme Olympias, la mère d'Alexandre le Grand, vouent une adoration à leur fils. Quels ressorts psychologiques sont à l'oeuvre ?La psychanalyse avance que, pour ces mères-là, avoir un garçon est un équivalent phallique. Elles pensent que mettre au monde un garçon, c'est compenser leur infériorité de femme. Dans de nombreuses cultures, la naissance d'un fils valorise la mère. Ces mères adoratrices voient dans leur fils une forme de réhabilitation de leur condition.Comment s'est construite la typologie des différents modèles de mères : adoratrices, protectrices, indignes... ?Plutôt que de parler de « modèles », j'emploierais le terme « adjectif ». On qualifie la mère d'indigne ou de protectrice. C'est vrai momentanément, comme le sont les adjectifs, dans un contexte précis. Toutefois, il est vrai que la psychanalyse a marqué la culture occidentale pendant plusieurs générations et que ces adjectifs restent ancrés dans nos représentations.Une mère est-elle programmée pour aimer son enfant ?La femme est programmée pour porter des enfants, mais l'instinct maternel n'existe pas. Car les comportements et les émotions maternels se trouvent modifiés en fonction du milieu de vie. Chez les animaux, le constat est évident. Prenez les singes toupayes : la femelle met au monde quatre ou cinq petits par portée. Si son environnement est stable, elle s'occupera de tous ses petits mais, si les conditions sont difficiles, les hormones de stress augmenteront et celle de l'attachement diminuera. La mère tuera alors les derniers-nés. Chez les humains, cette dimension biologique existe aussi : les femmes sécrètent plus d'ocytocine et de progestérone - les hormones de la grossesse et de la lactation, qui influent sur l'attachement et la tendresse. Mais la part des représentations mentales et des récits collectifs, en fonction des cultures, ont alors un fort impact sur la notion de maternité et le développement de chacun d'entre nous.Le placement en nourrice n'a-t-il pas contribué à distendre le lien entre la mère et son enfant ?La mise en nourrice a été nuisible car l'allaitement facilite l'attachement de l'enfant à sa mère, et réciproquement. Le premier lien affectif se fait par la sensorialité : la brillance des yeux de la mère regardant son enfant en train de téter, l'odeur de la mère, la manière de tenir le bébé contre sa peau, de lui parler... Dans les milieux aristocratiques et de la haute bourgeoisie, les femmes envoyaient leur bébé en nourrice. Ainsi, le lien le plus fort se tissait entre la nourrice et l'enfant. On peut alors se demander qui est la mère : la femme qui met au monde le bébé ou celle qui s'occupe de lui ? Sans conteste, celle qui lui prodigue tous les soins. Ce qui prime, c'est l'image maternelle, la fonction.Pour les historiens, c'est à la fin du XIXe siècle que l'amour maternel devient une sorte de norme. Partagez-vous ce constat ?Je partage l'approche de l'historien Philippe Ariès, selon laquelle, au XIXe siècle, les récits collectifs se sont transformés pour des raisons culturelles et ont encouragé l'attachement de la dyade mère-enfant. Des écrivains, tels Victor Hugo ou Charles Dickens, ont contribué au changement des mentalités et ont porté la lumière sur la nécessité de l'éducation des orphelins. C'est seulement à cette époque que l'amour maternel est devenu fondamental. La loi Guizot demandait aux parents de mettre au monde le moins d'enfants possible pour augmenter leur niveau de vie. C'était aussi une manière de les investir davantage affectivement.Pourquoi se focalise-t-on sur la relation mère-fils, un peu moins sur la relation d'un père à son fils ? Est-ce la conséquence dans nos schémas mentaux du mythe oedipien ?En Occident, on a besoin de tuer le père pour devenir nous-mêmes, mais ce n'est pas le cas en Asie ou en Afrique. Au Japon et en Chine, le mythe oedipien fait sourire les psychologues, les neurologues et les anthropologues. En Asie et en Afrique, l'enfant est élevé par le groupe social. Si la mère meurt ou si elle travaille, cela ne change presque rien pour l'enfant car le groupe s'en occupe. Arrivé à l'adolescence, l'enfant ne « tue » donc pas son père. L'historien Georges Duby, qui a travaillé avec nous à Toulon, nous expliquait que la Provence a joué un grand rôle à partir du XIIIe siècle dans cette culture qui valorisait la notion de personne. Cela n'a jamais été le cas en Asie et en Afrique. Ce mythe n'a donc pas de valeur universelle.

  • Total War: Three Kingdoms - Mandate of Heaven
    le 30 mars 2020 à 5 h 07 min

    Nous sommes en 182. L’empire des Han est en crise. La lente agonie de la dynastie au pouvoir depuis quatre siècles plonge la Chine dans le chaos. Dans tout le pays, des hommes se rassemblent et se coiffent de turbans jaunes. Menés par les frères taoïstes Zhang Jue, Zhang Liang et Zhang Bao, ils organisent la révolte. Leur but : faire tomber les Han et l’empereur Ling qui, aux yeux du peuple, a perdu le Mandat du Ciel, donc sa légitimité. Mandate of Heaven est un chapitre additionnel – un DLC dans le jargon du jeu vidéo – venant compléter Total War: Three Kingdoms, remarquable jeu de gestion / stratégie sorti en milieu d’année dernière. Il relate les événements de la révolte des Turbans jaunes et invite les joueurs à choisir entre les camps rebelle et loyaliste. Déjà très riche, le jeu de base se voit ainsi compléter par de multiples factions historiques et leur leader respectif. Aux côtés des instigateurs de la révolte, il est possible par exemple d’incarner Liu Hong, empereur sur le déclin, Dong Zhuo, le futur « Premier Ministre des Han », Liu Chong, Prince des Chen, ou encore Tao Qian, gouverneur de la province du Xu. Depuis le développement des provinces, jusqu’à la direction des troupes, régiment par régiment, sur le champ de bataille, en passant par les échanges diplomatiques ou la politique sociale, les joueurs ont toutes les cartes en main pour faire triompher leur faction. Total War: Three Kingdoms constituait déjà le plus complet et le plus accessible des épisodes de la série. Il est aujourd’hui magnifié par une extension en tout point remarquable. Notez qu’il est indispensable de posséder le jeu de base pour profiter de Mandate of Heaven. Guillaume TutundjianThe Creative Assembly, disponible sur PC, 9,99 euros.

  • L’anti-parisianisme refait surface
    le 30 mars 2020 à 5 h 07 min

    Des milliers de Parisiens qui quittent la ville ou leur région. Ce n’est pas un leurre mais la réalité : face à l’épidémie de coronavirus, ils sont très nombreux, les habitants de la capitale et/ou les banlieusards, qui ont déserté l’Ile-de-France pour rallier la mer, la montagne ou la campagne. Dans certains villages ou stations, ils sont très mal accueillis : on leur reproche notamment d’avoir enfreint les règles du confinement, au mépris complet de la santé des populations locales. Ou alors de se croire en vacances, au cœur d’une période ultra-troublée. Bref, il n’en faut pas plus pour ressusciter un sentiment d’anti-parisianisme, jamais totalement éteint au XXème siècle après une succession d’époques marquées par les clivages entre Paris et le pouvoir central d’une part, et des régions en quête d’autonomie d’autre part. En période de crise, l’antagonisme Paris-Province ressurgitL’Histoire est éloquente : en période de crise, Paris est souvent montré du doigt. Ainsi, au sortir de la Première Guerre mondiale, quand la question du renouvellement démographique devient prégnante, les milieux conservateurs présentent volontiers la capitale comme un lieu de perdition morale. Certains parlent même d’un «tombeau de la race». En accusation, les modes de vie jugés insouciants des Parisiens, irrespectueux des grands enjeux de la nation. Cette fronde intervient après que les provinces françaises ont perdu 8% de leur population (en raison de la Grande guerre) tandis que les effectifs de la région parisienne continuent de grimper, dans le sillage de l’implantation des industries lourdes, automobiles en particulier.À partir de la fin des années cinquante, les régions se sentent délaisséesJusqu’au milieu du XXème siècle, Paris concentre peu à peu tous les foyers de décision économique, une tendance qui ne s’affadira plus. Dans l’opinion, l’énorme conurbation cristallise les excès de la grande ville : trop de monde, trop de bruit, trop de béton, trop de voitures… Le pouvoir politique a conscience de ces critiques mais à partir de la fin des années 1950, il assume comme jamais le poids de la capitale, au grand dam de régions qui se sentent délaissées. Un seul exemple : la construction de La Défense est lancée en 1958 pour une livraison des premières tours de bureaux en 1966. A l’époque, tous ces bâtiments sont construits sur un modèle standard : une centaine de mètres de haut pour un total de 27 000 mètres carrés. Peu à peu, Paris se dote d’un quartier d’affaires comme il en existe peu dans le monde. Ce nouveau poumon de la vie cible lui aussi les critiques, comme symbole d’un univers tentaculaire. En attendant, pour faire carrière, il est indispensable de «monter» à la capitale. C’est un point d’antagonisme supplémentaire entre Paris et les métropoles régionales. Georges Pompidou, alors Premier ministre, dresse ce constat sans ambages :  «Je suis provincial. Ça m’a permis de sentir à quel point l’un des problèmes français était le grossissement excessif, l’hypertrophie de la tête, c’est-à-dire de Paris et de la région parisienne».Les lois de décentralisation des années 80En 1981, après l’accession de François Mitterrand à l’Elysée, le gouvernement mûrit les lois de décentralisation votées en 1982. Reste que la tradition de l’Etat jacobin est vivace : Paris, après avoir incarné le roi et la République, demeure le socle de l’Etat par excellence. Y sont tranchées toutes les politiques appliquées en région. Combien de fois, depuis que le pays est unifié, les pouvoirs locaux se plaignent-ils que l’impôt est décidé à Paris.Cela n’empêche pas certaines grandes villes de se construire - avec succès – face à cette primauté : Lyon est la première concernée. L’anti-parisianisme émerge dans la cité des Gaules au cours seconde moitié du XIXème siècle. Même si déjà, sous la Révolution, les insurrections fédéralistes dans le Lyonnais – réprimées par la Terreur – sont un ferment de rejet du pouvoir central. Au XIXème, ce sentiment se consolide autour de personnalités politiques modérées, comme Edouard Herriot – l’incontournable maire de Lyon pendant cinquante-deux ans -, et d’un solide essor économique.  La ville se veut sérieuse, tenue, aux antipodes d’une capitale plus contrastée.Frédéric de Monicault

  • Austerlitz 2019 : 24 heures de la vie d'un grognard
    par PAR ÉRIC TEYSSIER le 30 mars 2020 à 5 h 07 min

    Ce jeudi de décembre, les soldats du 37e de ligne se retrouvent à Macon, chez le voltigeur Rabat-Joie. Les uns viennent du Lot, d'autres du Gard, du Vaucluse et d'ailleurs. Le plus jeune est âgé de 21 ans, le plus ancien de 50... de plus. Ils sont infirmier, compagnon du devoir, employé, gendarme ou prof. Entre eux, ils s'appellent La Conscience, Parpagnas, Sans-Souci ou La Passoire. Ces sobriquets sont empruntés aux usages du temps. Choisis par le groupe, ils illustrent un trait de caractère ou un épisode marquant. Ici, pas d'officiers aux uniformes chamarrés, mais seulement le sergent Walter qui préside l'association Le Chant du départ. C'est lui qui mène la troupe avec pour thème unique : le soldat en campagne. Ainsi, les uniformes ont été réalisés avec un grand soin du détail historique. Tout est fait maison par Walter, aidé des mains les plus habiles de l'association.Celle-ci a pour objet de faire revivre le soldat français depuis le règne de Louis XVI (1774-1792) jusqu'à Waterloo (1815) : les soldats défilent d'abord avec tricorne et perruque sous l'uniforme blanc du régiment de Turenne. Lorsque le ci-devant Turenne devient le 37e de ligne, ils revêtent l'habit bleu et blanc à parements rouges, le pantalon ou le gilet rayé des soldats de l'an II [1794]. Aujourd'hui, c'est l'Empire qui est à l'honneur. Sept grenadiers et deux voltigeurs du 37e vont revivre la campagne d'Allemagne de 1805. Heureusement, les soldats de 2019 ne vont pas jusqu'en Bohême à pied...La victoire sur un plateauLe minibus loué par l'association est chargé des uniformes, des fusils et des havresacs des neuf soldats. Il est minuit, l'heure des braves pour une longue chevauchée de 1 300 kilomètres. Les chauffeurs se relayent toute la nuit et le groupe arrive, sans encombre, à 14 heures à Austerlitz (aujourd'hui Slavkov u Brna, dans l'est de la République tchèque). Dans le parc du château, les uniformes sont enfilés, les guêtres boutonnées, les tentes montées et le feu allumé. Une réserve de cartouches - faites d'un tube de papier roulé et remplies de neuf grammes de poudre noire - est fabriquée à la chaîne. Chacun s'occupe d'une opération, roulage, remplissage ou pliage.Pour ce week-end, chaque soldat disposera d'une cinquantaine de cartouches. Avec les répliques du fusil modèle 1777, tout est conforme à l'équipement de l'époque. Il ne manque qu'une balle de plomb de 17,5 mm de diamètre pour compléter la munition de l'époque. Mais heureusement, les tirs sont effectués à blanc. Une fois terminées, les cartouches remplissent les gibernes de cuir, elles aussi confectionnées par l'association. Pour l'occasion, le sergent-président a fabriqué, pour chaque soldat, un couvre-giberne en toile marqué du chiffre « 37 ». Une précaution utile pour se retrouver, durant la bataille, dans la Grande Armée des reconstituteurs.Tout est prêt. Les grenadiers peuvent coiffer leurs célèbres bonnets d'ourson et les voltigeurs leurs tricornes. Havresac au dos et arme au bras, chacun vérifie la tenue des autres et la troupe se met en marche. Dans la cour d'honneur du château d'Austerlitz, le sergent fait faire l'exercice. Les visiteurs sont ravis du spectacle :« Pas ordinaire, en avant... Marche !- Conversion à gauche... Gauche !- Oblique à droite... Marche ! »Les automatismes reviennent vite et s'avéreront indispensables dans le feu de l'action. Comme une mécanique bien huilée, les soldats répètent aussi le chargement, en 12 temps et 18 mouvements, du fusil :« Ouvrez le bassinet.- Déchirez la cartouche.- Remplissez le bassinet.- Fermez le bassinet... »Chaque geste doit être exécuté rigoureusement. Cela permet d'être plus efficace au coeur de la bataille.La petite ville tchèque s'anime peu à peu. Les familles se retrouvent et les enfants sont ravis de voir autant d'uniformes différents. En 1805, l'empereur d'Autriche et le tsar de Russie se sont retrouvés dans ce château baroque, à la veille de la bataille dite « des Trois Empereurs ». Ce soir-là, 214 ans après, des soldats russes et autrichiens présentent les armes. Accompagnés d'une garde de cosaques à cheval, les deux alliés font leur apparition en calèche découverte. Avec leurs grands bicornes à plumes blanches, les souverains de la vieille Europe se donnent l'accolade. Ils semblent sûrs de leur succès...Les soldats de la grande famille européenne de la reconstitution napoléonienne se retrouvent, eux, autour de grands feux et de vin chaud. Voici les amis tchèques, sous les couleurs françaises ou en uniforme blanc autrichien. Le 37e retrouve aussi de vieilles connaissances, comme les soldats belges du 48e de ligne et bien d'autres encore.« Je ne t'ai plus vu depuis Waterloo...- Tu te souviens de Leipzig ?- Vous faites Borodino l'an prochain ? »Ces conversations, un peu irréelles, ne surprennent pourtant personne. Elles sont le lot de ces passionnés qui traînent leurs guêtres sur tous les champs de bataille napoléoniens, certains depuis plus de trente ans. Peu importe qui sera vainqueur ou vaincu, l'important est de se retrouver entre passionnés venus des quatre coins de l'Europe. De retour au bivouac, le 37e se prépare à la nuit. Malgré les duvets et la paille, elle sera glaciale. Une occasion d'avoir une pensée pour les soldats du temps qui dormaient dehors, enroulés dans leurs capotes. Dès le lever du jour, les grenadiers russes installés à côté du 37e battent le tambour. Ces colosses venus du froid ont fait le voyage avec femmes et enfants en tenues d'époque. Ils ont, avec eux, leurs chevaux et leurs canons et semblent en grande forme.Tous les groupes ont maintenant rendez-vous au pied de la colline du Santon, haut lieu de la bataille. Plus d'un millier de fantassins, 60 cavaliers et 15 canons évoquent les trois armées qui se sont affrontées à cet endroit précis. Le but n'est pas de raconter toute la bataille. Pour cela, il faudrait être plus de 150 000 sur un front de dix kilomètres. Pour les reconstituteurs, il s'agit plutôt de présenter au public une fraction de cet affrontement, en vivant l'action de l'intérieur. Le 37e de ligne est placé à l'aile droite du dispositif français avec mission de couvrir une batterie d'artillerie. Très vite, le voici plongé dans le feu du combat : une charge de cuirassiers autrichiens est immédiatement suivie par un escadron de cosaques. Les cavaliers tentent de s'emparer des pièces françaises. Les soldats croisent les baïonnettes, les fusils tirent, les canons tonnent. On peut se demander ce qu'un historien peut retirer d'une telle expérience. En effet, nous savons tout sur les armées du début du XIXe siècle : les manoeuvres, les équipements ; jusqu'au nom des soldats, tout cela nous est connu.Plongée au coeur du « brouillard de guerre »Pourtant, certaines sensations fugaces peuvent difficilement être imaginées si elles n'ont pas été ressenties. Il y a le choc du tir d'une pièce de huit livres (le poids du boulet) qui claque à côté de vous. Chargée d'un kilo de poudre noire, elle fait vibrer le sol à chaque coup. La rapidité de chargement des artilleurs est impressionnante, les coups se succèdent à un rythme d'enfer. La fumée masque parfois le champ de bataille et la cavalerie peut surgir alors que le rideau de fumée se dissipe à peine. Ces centaures fondent sur nous en quelques secondes, sabre au clair et lance pointée. Ils dominent le pauvre fantassin, qui perçoit sa fragilité une fois isolé. Instinctivement, les rangs se resserrent et présentent un front de baïonnettes dressés face aux chevaux. Mais il est alors difficile de recharger son fusil - on comprend que la lance, qui pourrait paraître archaïque, devient, entre les mains de cavaliers émérites, une arme redoutable.La bataille se poursuit, avec ses assauts de fantassins russes et autrichiens qui croisent leurs baïonnettes avec les Français. Les troupes avancent, reculent, se déploient. Et, dominant le tout, le battement des batteries de tambours qui couvre le crépitement des fusils. Leurs vibrations jouent un rôle essentiel, en ayant un effet presque hypnotique sur les combattants qui marchent à leur rythme. Ces tambours français sont conduits par Michel, un reconstituteur tchèque et véritable artiste dans son domaine.Les hommes du 37e chargent leur fusil, tirent, rechargent, essuient la batterie à silex de l'arme qui s'encrasse vite, pestent contre les coups qui ne partent pas, tiennent la ligne... voilà tout ce qui compte, aujourd'hui comme en 1805. Seule différence de taille, la peur de la mort n'est heureusement plus présente. Elle est remplacée par d'autres aiguillons. Il y a le souci d'être « à la hauteur », vis-à-vis des autres groupes, à l'égard du public, mais aussi aux yeux d'un acteur important de ce moment. On l'avait presque oublié, mais Walter crie : « 37e ! Tenez la ligne, l'Empereur nous regarde ! » Et là, sur son cheval blanc, il passe au galop en encourageant ses troupes de la voix. On a beau savoir que c'est un reconstituteur qui incarne Napoléon, chaque soldat frissonne et s'applique encore plus à tenir son rang. Ici encore, voici un aspect de l'Histoire que le chercheur ne peut découvrir dans une bibliothèque... Alors que le soleil décline, les tambours battent La victoire est à nous. L'Empereur passe ses troupes en revue. Le grenadier Sans-Souci, le vétéran du 37e, se fait pincer l'oreille. Un geste familier qui honore et récompense tout le groupe.Le lendemain, une cérémonie se déroule en hommage aux soldats morts à Austerlitz. Puis il faut reprendre la route. Le 37e revient en France riche d'une nouvelle expérience. La relève est assurée avec deux jeunes recrues qui se sont très bien comportées. Ces deux soldats auront bientôt leur sobriquet. L'aventure du 37e est loin d'être finie. En chemin, on parle de la Russie. Ce serait une première pour le groupe, et une façon d'aller toujours plus loin avec l'Empereur. Car le 37e la sent bien, cette future campagne de Russie... Éric Teyssier

  • Mort de Patrick Devedjian
    le 30 mars 2020 à 5 h 07 min
  • La belle Aïssé, nymphe de la Régence
    le 30 mars 2020 à 5 h 07 min

    Ce pourrait être le début d'un conte de Perrault : « Il était une fois une petite fille pleine de vie, qui arborait le plus joli visage... » Pourtant, cette enfant n'avait guère matière à se réjouir. Originaire de Circassie - dans le Caucase, entre le Don et la Volga -, elle avait vu, petite, les Turcs ravager son village et massacrer les siens. Capturée, elle aurait dû être tuée, comme ses semblables ; mais on l'avait trouvée trop belle pour mourir, et jointe, dès lors, aux esclaves en partance pour Istanbul. Sauvée, la jeune Haïdé - c'est le nom dont les Turcs l'affublèrent. Sauvée, mais à quel prix ? Dans l'Empire ottoman, son seul destin est de devenir l'esclave d'un dignitaire de la cour, de s'étioler dans la prison dorée de quelque sérail princier... C'est, du reste, ce qu'il advient d'Haïdé, élevée dans un de ces harems dont l'atmosphère ombreuse et parfumée fait alors rêver les voyageurs occidentaux. C'est là que, fortuitement, va la découvrir un diplomate français, le comte de Ferriol.Proche collaborateur de M. de Castagnère, ambassadeur du roi de France près la Sublime Porte, Charles de Ferriol porte allègrement sa cinquantaine. Ami du grand vizir Hussein Pacha, il étudie depuis longtemps la civilisation ottomane, allant jusqu'à s'habiller à l'orientale - ses amis de Paris ne l'ont-ils pas surnommé « Ferriol Pacha » ? Un soir, alors qu'il est admis, honneur insigne, au sein du sérail où survit la toute jeune Haïdé - elle n'a guère plus de 6 ans alors -, son regard s'arrête sur le visage radieux de la Circassienne. Sans réfléchir, M. de Ferriol prend sa décision : qu'importe le temps qu'il y faudra, et l'énergie et l'argent sans doute ; il arrachera cet enfant au triste sort qui l'attend. On prétendra par la suite qu'Haïdé a été achetée comme un animal sur un marché aux esclaves ; il n'en est rien. La transaction de gré à gré, pour la forte somme de 1 500 livres, s'est faite à mots couverts, entre personnes de qualité.Un visage admirable, un esprit irrésistible...C'est ici que, d'oriental, le conte prend un tour bien français : le comte de Ferriol, rappelé à Paris, décide en effet d'y ramener sa belle acquisition ! Le 22 juin 1698, il entraîne l'enfant libérée dans une traversée qui doit la ravir, si l'on se fie à son bon naturel - à moins qu'elle ne l'effraie... Parvenus à Marseille le 20 août, Ferriol et sa petite protégée s'amusent de la curiosité des gens du port pour leur cargaison de riches étoffes et de faïences d'Orient.Haïdé elle-même est-elle admirée dans son nouveau pays ? L'Histoire ne le dira pas. Roulant vers le nord - on fait longuement étape à Pont-de-Veyle, dans la Bresse -, c'est à Lyon que l'enfant reçoit l'onction du baptême ; sa marraine est Élisabeth de La Ferrière, épouse du sénéchal de Lyon, dont elle reçoit le prénom : Haïdé devient alors Charlotte Élisabeth ; mais dans l'entourage du diplomate, tout le monde ne l'appelle qu'Aïssé.À Paris, considérée comme la fille adoptive de son libérateur, elle sera confiée par celui-ci à son frère Augustin ou, plus précisément, à sa belle-soeur. Il est vrai qu'avant Noël le comte de Ferriol aura été nommé ambassadeur, en remplacement de Castagnère, et qu'il repart de Marseille dès le mois d'août 1699... À Istanbul, Son Excellence saura se montrer digne du monarque qu'elle représente ; Ferriol va même mener si grand train, sur les bords du Bosphore, que le sultan finira par en prendre ombrage...Pendant ce temps, à Paris, la charmante Aïssé grandit et embellit sans cesse ; par référence à son teint hâlé, on l'appelle volontiers la « Jeune Grecque » - ce qui n'est pas péjoratif : elle est bien trop jolie pour qu'on se moque d'elle !Confiée aux bons soins de gouvernantes qui s'amusent de sa vivacité, Aïssé partage désormais les jeux du neveu de Ferriol, Antoine, et se fait connaître du beau monde ; la soeur de l'ambassadeur l'entraîne, par exemple, chez l'abbé de Tencin, futur cardinal, dont la propre soeur, un jour, tiendra le salon que l'on sait... En 1702, à 10 ou 11 ans, elle reçoit les leçons particulières d'un précepteur, avant d'entrer, pour parfaire son éducation, au couvent des Nouvelles Catholiques - établissement de second ordre, pour tout dire. En 1711, c'est une jeune femme irrésistible que retrouve à Paris son libérateur. Au point que « Ferriol Pacha », au seuil de la retraite, en demeure bouche bée : la fillette charmante qu'il avait confiée à sa soeur est devenue la plus piquante des jeunes beautés ! Sa taille admirable, son visage « fait à peindre », son esprit d'une grâce et d'une simplicité dignes des plus grandes dames attirent autour d'elle un essaim de prétendants à la mode. Pour eux, elle est la « Nymphe de Circassie » ou, plus simplement, « la belle Aïssé ».Charles de Ferriol a tôt fait de disperser cette jeunesse bourdonnante ; il veut conserver « son bien » pour lui seul. Le diplomate a beau avoir ramené une Arménienne du nom de Fontana, qu'il présente aussi comme sa fille adoptive, c'est à la Circassienne que va sa préférence. Il n'en fait d'ailleurs pas mystère, et se félicite en public d'avoir si bien su « préparer ses vieux jours ». « Le destin, lui écrit-il sur un billet invraisemblable, veut que vous soyez ma maîtresse et ma fille, ne m'étant pas possible de séparer l'amour et l'amitié, et mes désirs ardents d'une tendresse de père... » Il lui dira par ailleurs : « Sans moi, vous auriez été la maîtresse d'un Turc qui vous aurait peut-être partagé sa tendresse avec vingt autres. »Un dilemme cornélien entre deux êtresL'époque, il est vrai, vire au grand défouloir. Le mort du Grand Roi, en 1715, fait sauter la chape que Mme de Maintenon et les siens faisaient peser depuis des décennies ; le Régent s'amuse et donne l'exemple de la débauche. Dans son sillage, ce ne sont que jeux, rires et plaisirs, et tout l'enivrement d'une jeunesse enfin libre de goûter aux légèretés du nouveau siècle...Alors qu'on « marivaude » et que le champagne coule à flots, d'Argental et Pont-de-Veyle, frères de lait d'Aïssé, l'entraînent à leur suite en cette capitale effervescente. Il se dit même que le Régent, en personne, s'intéresserait à la demoiselle - en pure perte... Car le vieux Ferriol surveille avec avidité celle qu'il considère comme sa chose ; il va jusqu'à se féliciter, devant son ami anglais lord Bolingbroke de la décence et de la pureté de sa jeune compagne. Comment aurait-il pu prédire qu'au printemps 1719, dans le salon de Mme Du Deffand, Mlle Aïssé se trouverait comme aimantée par le bel air d'un jeune chevalier de Malte, au visage de prince charmant ?Blaise Marie d'Aydie fait chavirer le coeur de la « Nymphe de Circassie ». De son côté, c'est comme si la beauté d'Aïssé l'avait magnétisé ; sa réputation d'ancienne fille de harem ajouterait-elle à l'attirance qu'a ressentie le chevalier ? Toujours est-il que, très vite, un amour attire ces jeunes gens l'un vers l'autre - amour attisé peut-être par les interdits qui l'entravent.La pire barrière, aux yeux d'Aïssé, réside dans le danger que ses origines et que sa réputation, pour injustifiée qu'elle soit, pourraient faire peser sur le chevalier. Que Paris apprenne leur idylle, et c'est l'honneur de ce garçon et de sa famille qui serait mis à mal. La jeune femme ne veut pas devenir celle par qui le scandale arrive. Cornélien dilemme : ivre à la fois de désir pour cet homme et de peur de le faire déchoir, rêvant d'un mariage qui l'élèverait à la noblesse et redoutant plus que tout de faire du tort à la réputation de son bien-aimé, elle s'abandonne aux larmes, aux soupirs, aux malaises... Et tient ferme sur ses positions.Mais au printemps 1720, alors que le vieux comte et sa soeur sont partis pour la Bresse, Aïssé s'arrange pour rester à Paris - sans chaperon. Alors la tentation se révèle trop forte. Elle cède. Le chevalier d'Aydie triomphe : ce seront des jours et des nuits d'amour, où ces deux corps, ces deux âmes, rattraperont le temps perdu... De sorte qu'à l'automne il se murmure dans Paris, derrière les éventails, que Mlle Aïssé serait « dans une position avantageuse »... L'enfant, née secrètement en avril 1721, sera ondoyée à la paroisse Saint-Eustache sous le nom de « Célinie, née de Blaise Le Blond, officier de marine, et de Charlotte Mérie »... Lady Bolingbroke l'emmènera bien vite outre-Manche, où elle se chargera de son éducation.Charles de Ferriol étant mort en octobre 1722, on aurait pu penser que les amoureux finiraient par s'unir devant Dieu. Certes, le chevalier ayant prononcé ses voeux dans l'ordre de Malte, une telle union l'aurait sans doute privé de ses bénéfices ; pourtant ce n'est pas lui qui repousse l'échéance. En vérité, c'est elle qui, toute sa vie, va s'opposer au mariage de ses rêves : « J'aime trop sa gloire... » soupire-t-elle, ajoutant : « Je suis obligée de me rappeler cent fois le jour le respect que je lui dois. Rien n'est plus triste que de n'avoir pour faire son devoir que la raison du devoir. » Rien de plus triste en effet...Un amant et une fille inconsolablesQuant à Célénie Le Blond, discrète enfant de l'amour, elle rentrera en France en 1731 pour être placée au couvent Notre-Dame de Sens. « Elle est très caressante, note Mlle Aïssé, venue voir « son petit museau à la grille » du parloir. « La pauvre petite sent déjà, je crois, le besoin de l'être... » Marchant aux côtés de sa mère parmi les jacinthes et les oeillets, la jeune fille ignore évidemment tout de la qualité de sa visiteuse ; et pourtant, elle lui aurait murmuré : « Je n'ai ni père ni mère, mais je vous aime autant que si vous étiez ma mère. »Le père, appelé à l'étranger pour le service du jeune Louis XV, aura fini par mettre de la distance entre sa belle et lui ; mais sans jamais que les sentiments s'en ressentent, de part et d'autre. Du reste, le jour où le chevalier d'Aydie apprend la maladie d'Aïssé - elle souffre de tuberculose -, il revient sans hésiter en France. Assez vite pour recueillir le dernier soupir de sa tendre amie, qui meurt, à 40 ans sans doute, le 13 mars 1733. Lui, vivra encore près de trois décennies, jusqu'en 1761, s'occupant de leur fille et de leur petite-fille - le portrait craché d'Aïssé -, dont il fera sa légataire universelle.Jusqu'à la fin, il se redira les mots qu'il avait écrits à la femme de sa vie, peu de temps avant qu'elle ne s'éteigne : « Je ne me plains de rien, puisque vous promettez de m'aimer toujours. Soyez tranquille, soyez heureuse, ma chère Aïssé, il ne m'importe des moyens ; ils me paraîtront toujours supportables, pourvu qu'ils ne me chassent pas de votre coeur. Soyez persuadée que je vous aime aussi tendrement qu'il est possible, aussi purement que vous pouvez le désirer. »

  • Aldobrando
    par L. V. le 30 mars 2020 à 5 h 07 min

    Orphelin maigrichon et naïf, Aldobrando est élevé par un vieil alchimiste. Mais un jour, celui-ci lui demande d'aller chercher une herbe mystérieuse qui, seule, pourra le guérir. Brutalement, le jeune garçon se retrouve ainsi lancé, sans appui ni ressources, dans le petit monde d'une vague principauté médiévale. Aldobrando subit bien des tribulations, agit peu mais apprend beaucoup. Une fable initiatique de toute beauté !

Au coeur de l’Histoire – Europe 1

Le Monde Histoire

Le Collège de France – Histoire

  • 10 - Le sacre de la langue : Motoori Norinaga (1750-1801), du Genji-monogatari au Kojiki - VIDEO
    par Jean-Noël Robert le 26 mars 2020 à 11 h 23 min

    Jean-Noël Robert Collège de France Philologie de la civilisation japonaise Année 2019-2020 Le sacre de la langue : Motoori Norinaga (1750-1801), du Genji-monogatari au Kojiki

  • 10 - Le sacre de la langue : Motoori Norinaga (1750-1801), du Genji-monogatari au Kojiki
    par Jean-Noël Robert le 26 mars 2020 à 11 h 22 min

    Jean-Noël Robert Collège de France Philologie de la civilisation japonaise Année 2019-2020 Le sacre de la langue : Motoori Norinaga (1750-1801), du Genji-monogatari au Kojiki

  • 04 : Présence africaine dans les musées d'Europe - VIDEO
    par Bénédicte Savoy le 26 mars 2020 à 11 h 19 min

    Bénédicte Savoy Histoire culturelle du patrimoine artistique en Europe, XVIIIᵉ-XXᵉ siècles Collège de France Année 2019 - 2020Présence africaine dans les musées d'EuropeLe moment où les puissances européennes se lancent à la conquête coloniale du continent africain correspond dans le dernier tiers du XIXe siècle à un vaste mouvement de création de musées ethnologiques en Europe. Se met alors en place, au sud du Sahara, un système d’extraction culturelle qui en bien des points s’appuie sur le système d’exploitation des ressources naturelles africaines. Un important réseau d’acteurs internationaux – aventuriers, missionnaires, négociants, militaires, diplomates, agents coloniaux, personnel scientifique etc. – s’engage dans la « collecte » parfois massive, parfois violente, d’objets aux typologies variées, de pièces utilisées dans la vie quotidienne aux éléments monumentaux d’architecture en passant par des instruments de musiques, des insignes royaux, des restes humains. Le cours explore l’histoire de la venue dans les musées d’Europe des collections africaines aux XIXe et XXe siècle.

  • 04 : Présence africaine dans les musées d'Europe
    par Bénédicte Savoy le 26 mars 2020 à 11 h 18 min

    Bénédicte Savoy Histoire culturelle du patrimoine artistique en Europe, XVIIIᵉ-XXᵉ siècles Collège de France Année 2019 - 2020Présence africaine dans les musées d'EuropeLe moment où les puissances européennes se lancent à la conquête coloniale du continent africain correspond dans le dernier tiers du XIXe siècle à un vaste mouvement de création de musées ethnologiques en Europe. Se met alors en place, au sud du Sahara, un système d’extraction culturelle qui en bien des points s’appuie sur le système d’exploitation des ressources naturelles africaines. Un important réseau d’acteurs internationaux – aventuriers, missionnaires, négociants, militaires, diplomates, agents coloniaux, personnel scientifique etc. – s’engage dans la « collecte » parfois massive, parfois violente, d’objets aux typologies variées, de pièces utilisées dans la vie quotidienne aux éléments monumentaux d’architecture en passant par des instruments de musiques, des insignes royaux, des restes humains. Le cours explore l’histoire de la venue dans les musées d’Europe des collections africaines aux XIXe et XXe siècle.

  • 10 - La Mésopotamie sous les successeurs de Hammu-rabi (suite) - VIDEO
    par Dominique Charpin le 26 mars 2020 à 10 h 14 min

    Dominique Charpin Collège de France Année 2019 - 2020 Civilisation mésopotamienne La Mésopotamie sous les successeurs de Hammu-rabi (suite)

  • 10 - La Mésopotamie sous les successeurs de Hammu-rabi (suite)
    par Dominique Charpin le 26 mars 2020 à 10 h 13 min

    Dominique Charpin Collège de France Année 2019 - 2020 Civilisation mésopotamienne La Mésopotamie sous les successeurs de Hammu-rabi (suite)

  • 09 - Les inventions du politique (2) : narration et expérience - VIDEO
    par Patrick Boucheron le 26 mars 2020 à 10 h 08 min

    Patrice Boucheron Collège de France Année 2019-2020 Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècle Les inventions du politique (2) : narration et expérience

  • 09 - Les inventions du politique (2) : narration et expérience
    par Patrick Boucheron le 26 mars 2020 à 10 h 07 min

    Patrice Boucheron Collège de France Année 2019-2020 Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècle Les inventions du politique (2) : narration et expérience

  • 05 - Le calame et la croix : la christianisation de l'écrit et le sort de la culture classique dans l'Antiquité tardive (2) Les bibliothèques - VIDEO
    par Jean-Luc Fournet le 6 mars 2020 à 18 h 25 min

    Jean-Luc Fournet Collège de France Culture écrite de l'antiquité tardive et papyrologie byzantine Année 2019-2020 Le calame et la croix : la christianisation de l'écrit et le sort de la culture classique dans l'Antiquité tardive (2) Les bibliothèquesLe cours de cette année s’attachera à reconstituer les bibliothèques de l’Antiquité tardive pour tenter de redonner chair à leurs lecteurs en creusant le lien qui les rattache à leurs livres. Au-delà des témoignages littéraires souvent mis à contribution, c’est aux restes réels de ces bibliothèques que nous nous intéresserons à travers une approche archéologique de la question : qu’appelle-t-on une bibliothèque ? Quelles sont les bibliothèques que les sources papyrologiques nous permettent de reconstituer ? Qu’ont-elles à nous apprendre sur le profil socio-culturel de leurs lecteurs ? Quel rapport entretiennent livres chrétiens et livres classiques au sein de ces ensembles entre le IVe et le VIIe siècle ?La quête des bibliothèques : mission impossible ? (1)Avant de pouvoir apporter des réponses à ces questions, il faut essayer de comprendre pourquoi la tâche de reconstitution de ces bibliothèques est aussi malaisée et pourquoi elle n’a pas fait l’objet d’une étude systématique jusque-là.La provenance : une donnée souvent manquante ou douteuse.La première difficulté tient à ce qu’une bonne partie des papyrus littéraires ne sont pas sortis de fouilles archéologiques et sont entrés dans les collections sans données relatives à leur provenance. Or, contrairement aux documents, les livres ne contiennent aucune information qui permette de les remettre en contexte (pas de provenance, pas de date, pas de nom du copiste ou du commanditaire). Il n’était pas encore d’usage d’accompagner les livres de colophon ni d’y apposer des ex-libris.

  • 05 - Le calame et la croix : la christianisation de l'écrit et le sort de la culture classique dans l'Antiquité tardive (2) Les bibliothèques
    par Jean-Luc Fournet le 6 mars 2020 à 18 h 24 min

    Jean-Luc Fournet Collège de France Culture écrite de l'antiquité tardive et papyrologie byzantine Année 2019-2020 Le calame et la croix : la christianisation de l'écrit et le sort de la culture classique dans l'Antiquité tardive (2) Les bibliothèquesLe cours de cette année s’attachera à reconstituer les bibliothèques de l’Antiquité tardive pour tenter de redonner chair à leurs lecteurs en creusant le lien qui les rattache à leurs livres. Au-delà des témoignages littéraires souvent mis à contribution, c’est aux restes réels de ces bibliothèques que nous nous intéresserons à travers une approche archéologique de la question : qu’appelle-t-on une bibliothèque ? Quelles sont les bibliothèques que les sources papyrologiques nous permettent de reconstituer ? Qu’ont-elles à nous apprendre sur le profil socio-culturel de leurs lecteurs ? Quel rapport entretiennent livres chrétiens et livres classiques au sein de ces ensembles entre le IVe et le VIIe siècle ?La quête des bibliothèques : mission impossible ? (1)Avant de pouvoir apporter des réponses à ces questions, il faut essayer de comprendre pourquoi la tâche de reconstitution de ces bibliothèques est aussi malaisée et pourquoi elle n’a pas fait l’objet d’une étude systématique jusque-là.La provenance : une donnée souvent manquante ou douteuse.La première difficulté tient à ce qu’une bonne partie des papyrus littéraires ne sont pas sortis de fouilles archéologiques et sont entrés dans les collections sans données relatives à leur provenance. Or, contrairement aux documents, les livres ne contiennent aucune information qui permette de les remettre en contexte (pas de provenance, pas de date, pas de nom du copiste ou du commanditaire). Il n’était pas encore d’usage d’accompagner les livres de colophon ni d’y apposer des ex-libris.

Le Collège de France – Archéologie

IRHT – CNRS

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