Actualité Histoire Archéologie

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Actualité Histoire Archéologie

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Historia

  • Les musiciens dans l'Histoire
    le 21 février 2020 à 12 h 03 min

    ♦ Mozart : 1756 – 1791, Historia n°700 (avril 2005)♦ Vienne, la terre promise de Mozart, Historia n°648 (décembre 2000)♦ Mozart honore ses frères en musique, Historia n°96 (Janvier-février 2005)♦ La Flûte enchantée de Mozart : un message codé ?, Historia n°735 (mars 2008)♦ Qui était Bach ?, Historia 110 ans♦ Beethoven, compositeur engagé , Historia n°768 (décembre 2010)♦ Berlioz en panne de révolution, Historia n°684 (avril 2003)♦ Verdi est né Français, Historia n°723 (mars 2007)♦ Les salons de musique sont tendance, Historia n° 755 (novembre 2009)♦ Pleyel, Historia n°750 (juin 2009)Accédez à l’intégralité des archives déjà en ligne sur historia.fr. ►S'abonner

  • La Fête du Timbre 2020
    le 21 février 2020 à 12 h 03 min

    Cette année, la Fête du Timbre prend la route des vacances avec la mise à l’honneur de deux voitures légendaires : la Peugeot 204 cabriolet et la Peugeot 404 Berline. A cette occasion, la Poste leur dédiera un timbre et un bloc émis spécialement pour l’événement. A l’instar de Peugeot qui fêtait ses 100 ans d’existence en juillet dernier, de nombreuses animations (rallyes, expositions et autres défilés de voitures anciennes) seront organisées dans différentes villes françaises. Rendez-vous donc sur les chemins des souvenirs, lorsque les nationales 6 et 7 avaient encore la couleur des vergers et suivaient l’alignement des vignobles ! La Fête du Timbre est l’occasion de participer entre amis ou en famille à un moment festif et de découvrir, aux côtés de collectionneurs avertis, l’univers passionnant de la philatélie. La Poste émettra un timbre et un bloc à l’effigie de deux voitures mythiquesTimbre Peugeot 204 Cabriolet Née au beau milieu des années 1960, la Peugeot 204 Cabriolet est un modèle qui compte dans l’histoire de la marque, lui permettant de renouer à l’époque avec la tradition d’une gamme dédoublée comme c’était le cas avant-guerre. Ce cabriolet est la version la plus rare de la 204 puisque seulement 18 181 exemplaires ont été produits par les établissements Chausson entre 1966 et 1970.Création : Gérard Crevon de Blainville. Gravure et mise en page : Sophie Beaujard.Bloc Peugeot 404 Berline Symbole automobile des années 1960 aux côtés de sa rivale -la Citroën DS- et premier modèle de la prolifique série ‘04’ de Peugeot, la 404 est née de la première collaboration entre Peugeot et le carrossier italien Pininfarina, qui restera le partenaire privilégié du constructeur pendant un demi-siècle. Baptisée Berline ‘3 volumes’ (l’avant, l’habitacle réservé aux passagers et la malle formant 3 volumes), elle s’inscrit dans l’histoire comme le premier modèle français à bénéficier d’un moteur à injection d’essence dès 1962. Création : Gérard Crevon de Blainville ; Gravure et mise en page : Sophie Beaujard. En parallèle et au programme de ce grand événement philatélique  ♦ De nombreux stands, animations et expositions organisés par l’Association Philatélique locale dans chacune des 87 villes participantes, dont des ateliers créatifs pour les plus jeunes. Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-contre : www.decouvrirletimbre.com ; renseignements, liste des villes et associations philatéliques organisatrices : www.ffap.net ♦ De nombreux lots à gagner pour les visiteurs par tirage au sort ♦ Un bureau de poste temporaire, avec oblitération spéciale, dans chacune des villes participantes ♦ La vente de souvenirs philatéliques : deux enveloppes, une carte postale et une éventuelle carte locale, toutes éditées en exclusivité par la FFAP, cette vente permettant de financer les nombreuses actions menées par la Fédération. En partenariat avec la et A propos de la FFAP Créée en 1922, la Fédération des Sociétés Philatéliques Française (FSPF) est devenue, en 1995, la Fédération Française des Associations Philatéliques (FFAP). Elle assure un lien permanent entre ses associations adhérentes et leurs partenaires, et organise la philatélie associative. Régie par la loi de 1901, la FFAP regroupe 600 associations philatéliques réunies dans 20 groupements régionaux, ainsi qu’un groupement d’associations de collectionneurs spécialisés. Cet ensemble représente 25 000 adhérents individuels, dont plus de 800 jeunes et 1 500 scolaires. Membre de l’Association pour le développement de la philatélie (l'ADPhile), de la Fédération Internationale de Philatélie et de la Fédération Européenne de Philatélie, la FFAP organise par ailleurs le Championnat de France de Philatélie, participe à des expositions internationales et édite la revue La Philatélie Française (6 numéros par an).

  • MARIE CURIE IRRADIE L'ÉCRAN
    par Yetty Hagendorf le 21 février 2020 à 12 h 03 min

    Le long-métrage de Marjane Satrapi se contemple comme un livre scolaire dont chacune des pages prendrait vie. Un prologue installe l'héroïne qui, après avoir été couronnée par deux Nobel, l'un de physique en 1903 et l'autre de chimie en 1911, s'éteint en 1934, probablement victime d'une leucémie provoquée par les éléments radioactifs qu'elle a manipulés. Puis la caméra secoue les souvenirs et la revoilà, enfant, en Pologne, à l'hôpital, ce lieu qu'elle fuira toute sa vie, au chevet de sa mère, qui disparaît prématurément. On la retrouve à Paris, âgée d'une vingtaine d'années, étudiante à la Sorbonne. Elle est l'une des 23 femmes sur les 4 000 étudiants que compte la faculté des sciences. Maria Skodowska n'est ni commode ni aimable. Elle tient tête aux vieillards de la poussiéreuse Académie des sciences, qui refusent de lui octroyer le laboratoire qu'elle réclame.La taille du crâneElle éconduit Pierre Curie, qui lui fait la cour, avant de tomber amoureuse à son tour. Marie a du caractère. Elle réussit à imposer le transport de 400 tonnes de pechblende dans un hangar de la rue Lhomond à Paris, qu'elle broie en poudre et dont elle extrait un gramme de radium. Elle note tout dans de petits carnets, y compris la taille du crâne de ses filles, qu'elle mesure année après année.Loin de l'image d'Épinal souvent véhiculée, Marie devient humaine, imparfaite. Elle ne revendique pas le féminisme qu'on lui attribue, mais le défend malgré elle. Elle est d'ailleurs plus encline à se plaindre du manque de moyens de financement que de sa condition de femme. Comme de nombreuses mères de famille au début du XXe siècle, elle mène de front vie professionnelle et vie privée. L'époque est curieuse et innovante. Elle s'intéresse aux expériences surnaturelles et au spiritisme. Les mentalités sont plus ouvertes, moins machistes que quelques décennies plus tard, quand sa fille Irène Joliot-Curie recevra à son tour le prix Nobel pour sa découverte de la radioactivité artificielle.La fiole qui tueLe scénario bouscule les époques, soulève les questions d'éthique. La caméra bascule de Cleveland en 1957, où un médecin soigne au radium pour la première fois un enfant atteint d'un cancer, aux entrailles de Tchernobyl. Elle capture les minutes qui précèdent l'effroyable explosion de Hiroshima, et révèle l'existence de scènes d'essais nucléaires sur une fausse ville américaine à seule fin de distraire les badauds. Le tracé narratif n'est pas linéaire ni exhaustif. Il est parsemé de rappels qui décrivent dans le détail les effets à double tranchant de l'usage du radium et du polonium.De tous les films consacrés jusqu'à présent à Marie Curie, aucun n'était cependant parvenu avec une telle aisance à représenter la radioactivité à l'écran. Il aura fallu le talent et la palette de Marjane Satrapi, qui s'est fait connaître par la bande dessinée avec ses albums Persepolis ou Poulet aux prunes , pour y parvenir avec simplicité. Il y a cette fiole, d'un vert fluorescent que Marie conserve à côté de son lit, comme un talisman, ignorant tout de sa dangerosité. Et il y a ces tubes qui pétillent d'effets spéciaux.Tourné à Budapest et dans le sud de l'Espagne, pour des raisons pratiques et de coût, réalisé en anglais, le scénario de Jack Thorne (adapté du roman graphique de Lauren Redniss Radioactive. Marie & Pierre Curie, A Tale of Love and Fallout ) fluctue de 1880 à 1986. Pierre et Marie Curie sont incarnés par les comédiens britanniques Sam Riley ( Sur la route , Maléfique ) et Rosamund Pike ( Gone Girl , Hostiles ), qui livrent tous deux une partition impeccable.Au-delà du mythe, mélangeant les époques, Marjane Satrapi livre un portrait poignant et sans filtre de Marie Curie, relevant l'incroyable défi de filmer la radioactivité.

  • PIERRE L'ÉNORME, DIT « LE GRAND »
    par Joëlle Chevé le 21 février 2020 à 12 h 03 min

    Thierry Sarmant présente modestement cette magistrale biographie de Pierre le Grand comme « la synthèse des recherches menées par d'autres historiens ». Certes ! Encore faut-il dire qu'il ne s'est pas contenté des « pétrologues » français, allemands ou anglo-saxons. Sa connaissance de la langue lui a permis un accès direct aux sources russes, précieuses pour éclairer l'infortune historiographique du tsar au XIXe siècle, son retour en grâce sous la plume de Tolstoï puis sa « soviétisation » sous Staline. Reste le portrait ahurissant de contrastes d'un géant autocrate, grossier, débauché, dépressif et bigame, qui a asservi son peuple, massacré ses adversaires et provoqué la mort de son fils.Le premier monarque à penser son règne à l'échelle du mondeEt puis, il y a le conquérant, le fondateur de la marine russe, le voyageur incroyable, en un temps où les souverains ne quittaient leur territoire que pour guerroyer. Avide de doter son pays des progrès techniques occidentaux et de toutes les merveilles admirées en Allemagne, à Versailles, à Londres - Saint-Pétersbourg en sera le fruit -, il est en effet le premier monarque à penser son règne à l'échelle du monde et à rêver son empire à l'égal d'une troisième Rome.Mais sans doute a-t-il moins changé la Russie que son image à l'étranger, et nous partageons, avec réticence, les comparaisons guerrières, sexuelles et criminelles de l'auteur avec les autres souverains de l'Europe qui - processus de civilisation oblige - ne lui arrivaient pas à la cheville. Louis le Grand, Frédéric le Grand, peut-être, mais certainement, selon le mot de Montesquieu, « Pierre l'Énorme » ! Joëlle Chevé

  • DIS-MOI CE QUE TU MANGES, JE TE DIRAI QUI TU ES !
    par Joëlle Chevé le 21 février 2020 à 12 h 03 min

    À la lumière des grands débats contemporains - industrialisation de l'agriculture, dégradation des sols et capacité, ou pas, de la Terre à nourrir plus de sept milliards d'individus -, s'interroger sur le contenu de nos assiettes ne peut être une simple mise en bouche. Nous sommes parce que nous mangeons, mais que mangeons-nous et que mangerons-nous pour continuer à être ?Le menu de l'exposition est à la hauteur de ces questionnements. De la Préhistoire à nos jours, l'acte de se nourrir est analysé dans toutes ses dimensions, biologiques, économiques, culturelles, écologiques, au gré d'une scénographie interactive très efficace.Vision(s) du mondeL'alimentation de nos ancêtres et son rôle dans notre évolution, la formation du goût et ses associations mémorielles - la madeleine de Proust -, les aliments « genrés », les pratiques de table, la gastro-diplomatie, les modèles agricoles, la consommation de viande, les patrimoines culinaires... autant de thèmes qui dévoilent des structures mentales, culturelles et religieuses et un système économique, le tout confronté à des enjeux vertigineux.Des objets préhistoriques voisinent avec des corsets, des publicités vantant la minceur féminine, des scènes de gavage de femmes dans le Maghreb, tandis qu'un dispositif multimédia décrypte les tabous, du cochon à la vache sacrée. La valorisation du pain et du vin, et leur transsubstantiation par le christianisme ont suscité de nombreux rites et la Cène, au coeur de l'art occidental, inspire aujourd'hui encore des artistes plus ou moins insolents.La dernière partie de l'exposition est consacrée aux inquiétudes des « consommacteurs » dans un monde globalisé. Chaque produit est analysé en fonction des enjeux écologiques et énergétiques qu'implique sa consommation. Caddie géant, mur de bouteilles d'eau minérale, les artistes posent les questions sur le mode monumental à la mesure d'un monde où le gigantisme est la loi.Joëlle Chevé

  • LE BABA, C'EST STUPÉFIANT !
    par PAR PATRICK RAMBOURG le 21 février 2020 à 12 h 03 min

    En polonais, le mot baba signifie « vieille femme ». D'après L'Inventaire du patrimoine culinaire de la France (1998), il désigne également, en Pologne et en Russie - et au moins depuis le XVIe siècle -, un grand gâteau cylindrique, fait d'une pâte levée aromatisée au safran et garnie de fruits secs. Il aurait été introduit en France par Stanislas Leszczynski (1677-1766), roi de Pologne, puis duc de Lorraine et de Bar. Denis Diderot cite le baba parmi d'autres victuailles dans une lettre à Sophie Volland datée du 24 septembre 1767, confirmant ainsi la présence du gâteau en France. Pour Grimod de La Reynière, le baba est une « espèce de biscuit de Savoie au safran », le meilleur se trouvant chez M. Rouget, célèbre pâtissier parisien (1806). La même année, André Viard donne la recette de la pâte à baba dans Le Cuisinier impérial, ou l'Art de faire la cuisine et la pâtisserie : elle se prépare avec du levain, comme pour la pâte à brioche, des raisins de Corinthe et de la poudre de safran. On la laisse gonfler pendant six heures dans un endroit « où il fait bien doux », avant de la mettre dans un four chaud. Le gâteau va dès lors trouver sa place dans les livres de cuisine et devenir en vogue au cours du XIXe siècle.Pour Antonin Carême, c'est toujours un « baba polonais ». Dans son Pâtissier royal parisien (1815), il explique que c'est une « grosse pièce de four » qui demande des soins particuliers, car « un baba bien léger, de bon goût, et de belle couleur, n'est pas du tout facile à faire ». Outre les ingrédients déjà cités, il ajoute dans la pâte du vin de Madère, du raisin de muscat, du cédrat confit, et préfère l'infusion de safran à la poudre. Il rappelle surtout que la couleur du baba doit être rougeâtre, mais qu'il n'est pas évident de l'obtenir, « parce que le safran, par sa teinte jaunâtre, porte à la couleur, et que le sucre et le vin d'Espagne y contribuent au moins autant de leur côté ». Tout se joue dans la durée de la cuisson, où un petit quart d'heure de trop donne « une teinte grisâtre et rembrunie » au gâteau. La subtilité du baba est aussi dans sa légèreté, qui est due à la fermentation de la pâte et à l'addition des raisins.Babas trempés ou arrosésIl n'est alors pas question d'un baba imbibé d'un sirop au rhum. Pour autant, la famille royale fait toujours accompagner le service des babas d'une saucière de vin de Malaga sucré mélangé avec de l'eau distillée de tanaisie [plante dont les fleurs jaunes ou orangées sont utilisées en herboristerie, NDLR], souligne le Dictionnaire général de la cuisine française (1839), qui précise également qu'à Paris des pâtissiers vendent de petits babas qui « se dessèchent trop aisément ». De là vient probablement l'idée de les arroser d'un liquide pour les rendre plus agréables au goût...Si l'on en croit Le Mémorial historique et géographique de la pâtisserie de Pierre Lacam (1900), c'est au milieu des années 1830 que le pâtissier Stohrer, rue Montorgueil, proposa des babas à toute heure, arrosés de rhum sitôt démoulés. L'adresse acquiert une grande renommée, comme en témoignent les guides de l'époque. Toutefois, le gâteau n'était, semble-t-il, pas encore siropé, c'est-à-dire imbibé d'un sirop alcoolisé. « Ce sont les trois frères Julien qui, les premiers, eurent l'idée de tremper un gâteau dans du sirop ; cela est connu, cela se sait », affirme Lacam. Les frères Julien et leur pâtisserie du quartier de la Bourse étaient célèbres. Dès les années 1840, ils furent à la pointe de la créativité pâtissière et inventèrent nombre de gâteaux. Les petits babas parisiens, qui ont une forme allongée, sont directement trempés dans le sirop, alors que les gros babas sont arrosés.Les recettes se diversifient. Urbain Dubois et Émile Bernard présentent dans La Cuisine classique (1856) un baba chaud au madère, saucé d'un sirop d'abricot et de madère avec des raisins de Corinthe et de Smyrne, des écorces de citron et d'orange confites et des amandes coupées ; un « baba à la varsovienne » et un « baba à la podolienne », qui ne sont pas siropés, et qui font référence à la Pologne. Dans son Livre de pâtisserie (1873), Jules Gouffé propose « un baba moderne » et un « baba polonais ». Ce dernier « diffère de celui que l'on fait aujourd'hui », car « autrefois on avait le bon goût de le servir avec des vins d'entremets », regrette-t-il. Mais c'est le baba moderne fait d'une pâte sans safran et imbibé d'un sirop qui trouvera le succès en France.

  • DÉLIT DE FUITE
    le 21 février 2020 à 12 h 03 min

    L'évasion rocambolesque de l'ancien président de l'alliance Renaud-Nissan, le franco-brésilo-libanais Carlos Ghosn, en plein Nouvel An japonais, nous a tous pris de court. Si l'événement est riche de fantasmes, ce n'est pas seulement parce qu'on ne s'y attendait pas, c'est aussi parce qu'il a été très diversement interprété, et qu'il en dit long sur les rapports mondialisés du capitalisme aux États et à la politique. Pour les uns, Ghosn a pu quitter le Japon parce qu'il appartient à ce tout petit monde des grands patrons internationaux qui ont les moyens d'agir au-dessus des lois et des États. Pour d'autres, sa chute vertigineuse, depuis son arrestation, est un signe : sa déchéance, que son évasion n'effacera pas, marque une étape de la lutte contre la corruption depuis l'appel de Genève du 1er octobre 1996, lorsque sept juges européens plaidèrent pour une plus grande coopération judiciaire entre les nations et dénoncèrent les premiers ce qu'ils avaient appelé les « boîtes noires » de la mondialisation financière. D'autres, enfin, ont vu dans l'affaire la marque d'une montée en puissance des nationalismes et de ce que l'on appelle de plus en plus le « patriotisme économique ». Bref, cette difficile guerre que mènent les États contre les grands groupes internationaux et autres monopoles.La fuite de Carlos Ghosn. Un autre monde, à la frontière de la littérature et de l'HistoireIl y a un peu de tout cela dans l'arrestation et la fuite de Carlos Ghosn. Et il y a beaucoup plus. Le Ghosn d'avant son évasion n'est plus tout à fait le même que celui d'après, fut-il désormais un exilé et un apatride. Les faux passeports, les déguisements, les mystérieuses caisses d'exfiltration le font entrer dans un autre monde, à la frontière de la littérature et de l'Histoire, là où, bien souvent, ce que certains historiens ont appelé le « réel d'imaginaire » l'emporte sur tout le reste. Il y aura désormais le Ghosn de la vie et celui de la légende. On y verra toutes sortes de choses auxquelles on n'avait jamais pensé : son père condamné à mort à Beyrouth en 1960, la tragédie de la vie et le panache de tous ceux qui, dans les pages des livres et les aléas de l'Histoire, ont su forcer leur destin. Ils ne manquent pas. Marie Stuart au loch Leven et Napoléon à l'Elbe, l'échelle de corde de Latude à la Bastille, les tunnels du Stalag Luft III en 1944 et la vague de l'île du Diable, qui donne la liberté au forçat Henri Charrière, alias « Papillon ». Quand tous ceux-là n'ont pas réinventé leurs histoires, d'autres les ont écrites pour eux. Le récit d'évasion est un genre à part, foisonnant, qui stimule l'imaginaire et s'embarrasse peu des contingences de la vérité. On comprend pourquoi Netflix s'intéresse tant à l'histoire de Ghosn. Qui n'a pas vibré au récit de l'exfiltration des six diplomates américains transformés en équipe de tournage canadienne en pleine crise des otages de l'ambassade à Téhéran en 1980 ? Argo, le film de Ben Affleck, qui sublime toute l'histoire, a fait un tabac en 2012. Et, dans La Grande Évasion, je suis bien certain que Steve McQueen est beaucoup plus séduisant que le vrai pilote américain prisonnier des Allemands, le capitaine David M. Jones, dont il joue le rôle.Les recettes d'un bon roman d'évasionToute mon enfance a été baignée de ces récits de flibuste et d'évasions. Mes héros de papier sortent tout droit des romans de Walter Scott et d'Alexandre Dumas, quelque part entre un Moyen Âge de fantaisie et la froide raison d'État des gouvernements modernes. Il ne faut pas grand-chose pour réussir un bon roman d'évasion : une île-prison, des secrets, des gardiens féroces, de l'injustice, l'obsession de la liberté et le goût de la vengeance. Si Le Comte de Monte-Cristo est réussi, c'est parce que Dumas a su inventer Edmond Dantès quelque part entre le sommeil éternel de la prison et le rêve éveillé de la liberté, l'ombre et la lumière, entre le complot et sa résolution. Avant de renaître à la vie, Dantès se fait, symboliquement, passer pour mort dans le sac de jute que ses geôliers jettent à la mer du haut des remparts du château d'If. Et que dit l'ancien patron de Renaud-Nissan ? « Je suis mort le 19 novembre 2018. » On se demande, alors, qui est son abbé Faria et quelle sera sa vengeance. Si le feu nous fascine tant, c'est qu'il dégage de la fumée et qu'on n'y voit rien. L'évasion n'est pas seulement une façon de sortir du piège, elle est elle-même le piège.

  • Prochain rendez-vous sur Histoire TV
    le 21 février 2020 à 12 h 03 min
  • MÉFIEZ-VOUS DE VOS ADVERSAIRES, ET PLUS ENCORE DE VOS ALLIÉS !
    par par Véronique Dumas le 21 février 2020 à 12 h 03 min

    Sortir de la guerre. Les Français y ont cru de toutes leurs forces. Mais dès le début des négociations, entamées le 18 janvier 1919, les fées se sont disputées au-dessus du berceau de la paix. Finalement signée le 28 juin, cinq ans jour pour jour après l'assassinat de l'archiduc François-Joseph, elle ne satisfait personne.Cinquante commissions, des centaines d'experts, pas moins de 1 646 séances... Tout cela pour aboutir aux 440 articles d'un traité critiqué à droite comme à gauche et soulevant les observations les plus contradictoires. Pour les uns, la France, endettée et affamée, a été sciemment sacrifiée. Pour les autres, elle se montre trop intransigeante avec l'Allemagne.Un chiffon rougeLa vérité se situe entre les deux et Jean-Yves Le Naour nous présente ici une analyse précise des pourparlers, en prenant en compte tous les paramètres de ce casse-tête diplomatique et géopolitique aux allures de partie de poker menteur, qui donnera naissance à un nouvel ordre mondial : il entraînera, entre autres conséquences, la balkanisation de l'Europe centrale et le dépeçage de la grande Hongrie, jamais accepté. Oui, « l'humiliation a une longue mémoire », comme l'écrit l'auteur de cette somme.En trois grandes parties comme autant de jalons décisifs décidant du sort des populations, il redonne vie en plus de 500 pages, écrites avec un style fluide et incisif, à un contexte historique terriblement complexe et passe en revue les enjeux à l'ouest, en Europe orientale - où la guerre se poursuit -, au Proche-Orient et bien sûr à l'est, où monte en puissance une autre menace : le bolchevisme, dont les ferments trouvent un terrain propice dans l'Allemagne vaincue. Le représentant de la délégation allemande, l'arrogant ministre des Affaires étrangères von Brockdorff-Rantzau, saura en faire bon usage pour faire pencher les discussions en faveur de son pays comme s'il n'y avait jamais eu de défaite. Plutôt le communisme que la ruine !Gagner la paixDans ces pages très documentées s'animent les figures de proue de ces discussions. Clemenceau, l'« homme du vieux monde », impulsif certes, mais impavide et circonspect, conscient de la difficulté de gagner, après la guerre, la paix, surtout avec ses alliés, et préoccupé notamment par la question de la Rhénanie ; le Britannique Lloyd George, rusé et soucieux de ne pas trop affaiblir l'Allemagne pour ne pas renforcer la France ; l'Italien Vittorio Orlando, impatient de s'emparer de la côte adriatique ; et le président Wilson, l'homme des « 14 points », débarqué à Brest en décembre 1918 et accueilli à Paris par une foule enthousiaste. Son refus poli de visiter les régions françaises ravagées - par crainte de perdre son impartialité - offusque. Le pays est exsangue et ne retrouvera son niveau économique de 1913 qu'en 1928, contrairement à l'Allemagne redevenue vite prospère.Rompant avec l'idée d'un traité de Versailles, « tombeau du peuple allemand », dixit le chancelier Scheidemann, ayant fait le lit du nazisme, Le Naour démontre, au contraire, que la grande perdante de ces tractations a été la France.

  • Quarante-cinq jours d'ombres et de gloire
    par J. C. le 21 février 2020 à 12 h 03 min

    On connaissait Éric Teyssier pour ses travaux sur la gladiature et sa passion pour l'histoire vivante, qu'il a communiquée à nombre de ses étudiants. On le découvre aussi spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, qu'il enseigne à Nîmes. Dans ce roman haletant, il nous fait vivre les quarante-cinq jours de la bataille de France, du 10 mai au 25 juin 1940, dans laquelle périrent, peu s'en souviennent, près de 60 000 soldats français et 21 000 civils. Trois visions de la bataille sont proposées : celle des dirigeants politiques et des généraux, ce qui nous vaut quelques dialogues d'anthologie entre Churchill, Reynaud et son influente maîtresse, Hélène de Portes, Pétain, de Gaulle...La deuxième vision, celle du terrain, est illustrée par l'équipage de cinq hommes embarqués à bord d'un blindé. Jour de gloire le 16 mai contre les panzers et déroute le 26 juin quand l'habitacle protecteur manque se faire cercueil ! Du côté des civils, la peur et la mort sont aussi au rendez-vous, notamment à Dunkerque. Claudine Vermotte y attend des nouvelles de son mari, pilote du susdit blindé, et découvre, outre les bombes, d'autres aspects de la guerre : le viol, la traîtrise, la honte, le chantage et bientôt l'espoir, Londres et la Résistance. Un roman viril, efficace et qui, à l'évidence, ne se contentera pas d'en rester à l'armistice... Joëlle Chevé

Au coeur de l’Histoire – Europe 1

Le Monde Histoire

Le Collège de France – Histoire

  • 05 - Le sacre de la langue : Motoori Norinaga (1750-1801), du Genji-monogatari au Kojiki
    par Jean-Noël Robert le 5 février 2020 à 18 h 30 min

    Jean-Noël Robert Collège de France Philologie de la civilisation japonaise Année 2019-2020 Le sacre de la langue : Motoori Norinaga (1750-1801), du Genji-monogatari au Kojiki

  • 03 - L'Empire ottoman et la Turquie face à l'Occident (III) - VIDEO
    par Edhem Eldem le 5 février 2020 à 16 h 52 min

    Edhem Eldem Collège de France Histoire turque et ottomane L'Empire ottoman et la Turquie face à l'Occident (II) Année 2019-2020Cette année, l’accent sera mis sur la période dite des Tanzimat (réorganisation), inaugurée par la proclamation, le 2 novembre 1839 d’un firman (décret) portant ce nom et posant les jalons d’un programme radical de réformes visant à moderniser l’empire. Il s’agira d’examiner dans le détail le décret lui-même, tant par son contenu que par sa portée, afin de préparer le terrain d’une analyse des principaux phénomènes qui en découlèrent : engagement dans la voie de la modernité, fascination pour la civilisation occidentale, questionnements sur l’avenir d’un empire pluriethnique et pluriconfessionnel... La période étudiée s’achèvera avec le décret des réformes (Islahat Fermanı) de 1856 dont l’objectif avoué était de parachever l’entreprise des Tanzimat.

  • 03 - L'Empire ottoman et la Turquie face à l'Occident (III)
    par Edhem Eldem le 5 février 2020 à 16 h 51 min

    Edhem Eldem Collège de France Histoire turque et ottomane L'Empire ottoman et la Turquie face à l'Occident (II) Année 2019-2020Cette année, l’accent sera mis sur la période dite des Tanzimat (réorganisation), inaugurée par la proclamation, le 2 novembre 1839 d’un firman (décret) portant ce nom et posant les jalons d’un programme radical de réformes visant à moderniser l’empire. Il s’agira d’examiner dans le détail le décret lui-même, tant par son contenu que par sa portée, afin de préparer le terrain d’une analyse des principaux phénomènes qui en découlèrent : engagement dans la voie de la modernité, fascination pour la civilisation occidentale, questionnements sur l’avenir d’un empire pluriethnique et pluriconfessionnel... La période étudiée s’achèvera avec le décret des réformes (Islahat Fermanı) de 1856 dont l’objectif avoué était de parachever l’entreprise des Tanzimat.

  • 05 - La Mésopotamie sous les successeurs de Hammu-rabi (suite)
    par Dominique Charpin le 5 février 2020 à 11 h 34 min

    Dominique Charpin Collège de France Année 2019 - 2020 Civilisation mésopotamienne La Mésopotamie sous les successeurs de Hammu-rabi (suite)

  • 05 - Les inventions du politique (2) : narration et expérience
    par Patrick Boucheron le 5 février 2020 à 10 h 32 min

    Patrice Boucheron Collège de France Année 2019-2020 Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècle Les inventions du politique (2) : narration et expérience

  • 04 - Le sacre de la langue : Motoori Norinaga (1750-1801), du Genji-monogatari au Kojiki
    par Jean-Noël Robert le 30 janvier 2020 à 17 h 45 min

    Jean-Noël Robert Collège de France Philologie de la civilisation japonaise Année 2019-2020 Le sacre de la langue : Motoori Norinaga (1750-1801), du Genji-monogatari au Kojiki

  • 04 - La Mésopotamie sous les successeurs de Hammu-rabi (suite)
    par Dominique Charpin le 30 janvier 2020 à 16 h 16 min

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Le Collège de France – Archéologie

IRHT – CNRS

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